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Chercheur(s)

Dominique Morlet

Chercheur au sein de l’équipe Dynamique cérébrale et cognition (Dycog) du Centre de recherche en neurosciences de Lyon (CRNL), Dominique Morlet étudie les marqueurs cérébraux de la cognition dans des états altérés de la conscience.

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Laboratoire

Dynamique cérébrale et cognition (Dycog)

Etudie les mécanismes de la perception et de la cognition chez l’homme. Son objectif est de comprendre le substrat neurophysiologique de ces fonctions chez le sujet sain ainsi que leur dysfonctionnement en neurologie et en psychiatrie.

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Autres articles

Coma : évaluer les états de conscience des patients pour mieux les prendre en charge

Comment estimer les chances d’éveil d’une personne dans le coma et son état fonctionnel à son réveil ? Pour répondre à cette question cruciale, une équipe de recherche de l’Inserm, associée à l’hôpital neurologique de Lyon, a cherché à définir des marqueurs de l’activité cérébrale chez ce type de patient. Notamment en mesurant les réponses à des stimulations auditives. Les résultats sont prometteurs. Ils devraient permettre d’améliorer la prise en charge des patients.

(...)

Le cas de Vincent Lambert est connu. Victime d’un accident de la route en 2008, cet homme de 38 ans a d’abord été dans une phase de coma profond. Il se trouve aujourd’hui dans un état végétatif : il bouge les yeux, sans qu’il soit possible de savoir s’il comprend ce qu’on lui dit. Une partie de ses proches souhaite que tout soin soit arrêté, l’autre partie s’y refuse. Après plusieurs décisions de justice contradictoires, le dossier est entre les mains de la Cour européenne des droits de l’homme. A travers cette histoire emblématique se pose la question de l’évaluation des états de conscience d’un patient et de leur évolution.

Prévoir l’évolution d’un état de coma

Le coma est en effet un état transitoire. Il peut évoluer vers l’éveil, vers un état végétatif, vers un état de conscience minimale ou vers la mort cérébrale (lire l’encadré). Question cruciale : peut-on prévoir comment l’état d’une personne dans le coma va évoluer ? Dominique Morlet, chargée de recherche au sein du Centre de recherche en neurosciences de Lyon (CRNL), et Catherine Fischer, neurologue à l’hôpital neurologique de Lyon, se sont penchées sur les marqueurs du fonctionnement cérébral chez les personnes dans le coma. « Nous cherchons à estimer les chances d’éveil et l’état fonctionnel du patient à son éveil », explique Dominique Morlet. Pour cela, les chercheurs utilisent l’électro-encéphalographie (EEG) et s’intéressent aux réponses cérébrales à des stimulations auditives.

A la recherche des ondes MMN et novelty P3

Parmi les marqueurs du fonctionnement cérébral, ils ont isolé deux types d’ondes1. La première, l’onde MMN (MisMatch Negativity), qui provient des régions temporales et frontales du cerveau, reflète des fonctions pré-attentionnelles automatiques. Elle apparaît, par exemple, après un changement dans une série monotone de sons. « Les données recueillies chez les patients comateux suggèrent que cette composante possède une valeur prédictive importante, assure la chercheuse : la présence d’une onde MMN est associée à un réveil du patient dans 90% des cas. » La seconde, l’onde novelty P3, qui provient des régions fronto-centrales et pariétales du cerveau, est générée lorsque le sujet détecte un son saillant et inattendu (par exemple, son propre prénom2). Comme la MMN, la novelty P3 est un signe de bon pronostic chez des patients comateux. « L’EEG étant une technique non-invasive et peu onéreuse, ces marqueurs devraient bientôt être utilisés en routine pour évaluer le pronostic d’éveil des patients dans le coma », affirme Dominique Morlet.

Détecter un fonctionnement cognitif résiduel

Une fois la période de coma passée, une autre question est de savoir si le patient est dans un état végétatif ou bien dans un état de conscience minimale (lire l’encadré). « Chez des patients qui semblent être en état végétatif, nous nous intéressons à la détection d’un possible fonctionnement cognitif résiduel qui pourrait ne pas être mis en évidence par l’examen clinique », explique la chercheuse. Aujourd’hui, de nombreuses équipes cherchent à évaluer l’état de conscience des patients qui ne peuvent plus communiquer à la suite d’un coma. Elles tentent ainsi d’obtenir des réponses cérébrales qui signeraient une participation active du patient et utilisent pour cela l’EEG et des méthodes d’imagerie complémentaires, comme l’imagerie par résonnance magnétique fonctionnelle (IRMf). L’objectif est d’orienter la prise en charge.

De nouveaux protocoles de communication

Dominique Morlet travaille aujourd’hui en collaboration avec Jérémie Mattout et Emmanuel Maby, spécialistes des interfaces cerveau-machine au CRNL, afin de mettre en place un système de communication qui permettrait aux patients non répondants mais conscients de répondre par oui ou par non à des questions simples. « Notre but est d’évaluer au mieux l’état de conscience des patients, afin de sélectionner ceux qui seraient susceptibles de communiquer, ajoute la chercheuse. Il nous faudra sans doute aussi identifier le meilleur moment pour établir une communication, l’état de conscience de ces patients pouvant fluctuer au cours du temps. »

    Il existe quatre catégories d’altération de la conscience :

    • La mort cérébrale est définie par l’absence totale et définitive d’activité cérébrale. Le contrôle des fonctions dites végétatives (respiration, contrôle du système cardiovasculaire…) n’est plus assuré. Le cœur du patient bat grâce aux techniques d’assistance de réanimation.
    • Le coma correspond à une absence de conscience et d’éveil. Il s’agit d’une période transitoire qui dure au maximum quelques semaines.
    • L’état végétatif suit l’état de coma. Il est défini par une ouverture spontanée des yeux, mais sans conscience. Certains mouvements réflexes sont possibles, notamment des mouvements des yeux, mais sans poursuite visuelle.
    • L’état de conscience minimale (aussi appelé état pauci-relationnel) est défini par une ouverture des yeux avec une conscience « partielle » possible. On observe souvent certains gestes non réflexes, notamment une poursuite visuelle. La frontière entre état de conscience minimale et état végétatif reste difficile à établir : le terme d’état de conscience minimale n’est utilisé que depuis 2002, et un même patient peut présenter des fluctuations de son état de conscience au cours de la même journée.

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