L’aphantasie…une imagination aveugle


Comment les médias grand public traitent-ils l’actualité des neurosciences ? Ce que nous avons retenu au cours du mois dernier.

  • Curiosité cognitive. Depuis Francis Galton, anthropologue du 19e, à Adam Zeman, professeur de neurologie à Exeter, en passant par Hélène Loevenbruck, spécialiste de la voix intérieure à l’UGA : une belle enquête sur l’aphantasie, une difficulté à former consciemment des images mentales qui concernerait 5% de la population (Le Monde, abonnés)
  • Neurones de syncope. La mécanique du malaise vagal vient d’être éclairée. En cause : les neurones NPY2R qui vont du cœur au cerveau. Lorsqu’ils sont stimulés, les souris s’évanouissent… instantanément. (Cerveau & Psycho, abonnés)
  • Tumeur électrique. Qu’il se développe à l’intérieur ou à l’extérieur du cerveau, le cancer est profondément lié au système nerveux, qu’il détourne à son avantage. Une découverte qui ouvre un nouvelle voie thérapeutique : en coupant cette communication (Pour la Science, abonnés)
  • Image de synapses. Publiés dans Science, des travaux de neuroscientifiques de Harvard montrent la reproduction la plus précise à ce jour du connectome humain. Pour réaliser ces images, d’une résolution proche du nanomètre, les chercheurs ont découpé en 5000 tranches un échantillon de la taille d’un demi grain de riz (France Info, Le billet sciences)
  • Glioblastome. C’est une lueur d’espoir pour traiter cette tumeur cérébrale particulièrement agressive chez les adultes : grâce à un vaccin à ARN messager, la vie de quatre patients et de dix chiens cancéreux a été prolongée. Une phase d’essai clinique devrait s’ouvrir. (Le Monde, abonnés)
  • Hypnose médicale. A l’occasion de l’affaire Gérard Miller, un psychanalyste accusé aujourd’hui d’agressions sexuelles sous hypnose, Grand bien vous fasse s’interroge sur les bienfaits de cette pratique, et notamment sur ce qu’en dit la recherche scientifique. (France Inter, podcast)
  • Guérir par le sommeil. Stimuler le cerveau endormi permettrait de soulager les personnes victimes de troubles du sommeil. Mieux : ces interventions pourraient soulager plus largement ceux qui souffrent de troubles cognitifs et de perte de mémoire. (Pour la Science, abonnés)
  • Hippocampe. « Si nous ne savons pas vraiment où est stockée la mémoire, nous en connaissons les circuits indispensables. Et ils passent presque toujours par [l’hippocampe]« , a expliqué Nadine Ravel, du CRNL, dans un article consacré à la mémoire chez les victimes des attentats de 2015 (Le Point, abonnés)
  • Mémoire et IA. Alors qu’Elon Musk esquisse les grandes lignes d’une hypermémoire externe qui nous serait directement greffée, le neuropsychologue Francis Eustache souligne plus que jamais le besoin d’apprendre par nous-même. (Le Point, abonnés)
  • Cerveaux de pongistes. Capacités d’attention, d’anticipation, de coordination, de réactions visuo-motrices… Les capacités cérébrales des pongistes intéressent de plus en plus les scientifiques. En attestent les images d’IRMf et les EEGs acquis auprès des champions de tennis de table (Le Monde, abonnés)
À lire également

Autres articles

Têtes de lance de quartzite, paléolithique, Sahara ©Shutterstock/Ique Perez
« Apprendre, c’est aussi acquérir une intelligence du geste »

Pour expliquer l’évolution de l’espèce humaine, assure le psychologue François Osiurak, il ne suffit pas de dire que les individus se sont copiés les uns les autres sans rien comprendre à ce qu’ils faisaient. Leurs dispositions cognitives ont nécessairement joué un rôle.... Lire la suite...

Lire la suite ...
Un espoir de traitement pour améliorer les fonctions cognitives des patients porteurs de trisomie 21 ©Shutterstock/sirtravelalot
Un espoir de traitement pour améliorer les fonctions cognitives des patients porteurs de trisomie 21

Ce que nous avons retenu de l’actualité des neurosciences des deux dernières semaines dans les médias grand public.... Lire la suite...

Lire la suite ...
Chercheuse en neurobiologie du développement à l'Institut NeuroMyoGène de Lyon, Valérie Castellani vient de recevoir la médaille de l’innovation du CNRS (photo : Frédérique Plas / INMG / Photothèque).
Valérie Castellani : « On a transféré notre expertise de recherche fondamentale vers la cancérologie »

Chercheuse en neurobiologie du développement à l'Institut NeuroMyoGène de Lyon, Valérie Castellani vient de recevoir la médaille de l’innovation du CNRS.... Lire la suite...

Lire la suite ...